
Je m’attache à cristalliser la vanité de notre civilisation, la première occurrence de ce concept apparaît dans un des livres de l’Ancien testament : LES LIVRES POETIQUES - ECCLESIASTE 1.2 ″Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.″. Ce ″tout″ est le point central de ma réflexion. Si tout est vanité, alors, toutes formes biologiquement vivantes ou manufacturées s’inclinent sous ce constat. J’essaie plastiquement de retranscrire cet état immuable de finitude.
A partir de ce concept premier de la vanité, j’englobe les thématiques principales de l’Humain (l’inanité de l’Humain), la mort, le sexe, la religion... qui nous sont assénées notamment dans l’imagerie de la culture de masse (exemple de la télévision où l’on regarde la violence, la mort et où de suite la propension à digérer cela est devenu automatique). J’essaye dans mes travaux d’instituer un temps mort, un temps de réflexion et ainsi de penser la solitude, la morale, la culpabilité...
Ainsi mes œuvres se réalisent par les moyens de divers médiums où apparaissent des images qui figurent des "objets" [1], j’utilise également l’écriture pour provoquer tout une imagerie mentale, ces "mots" ne donnent pas directement accès au monde qu’ils décrivent, ce ne sont que des signes arbitraires.
[1] j’utilise le mot "objet", car je me place à un niveau purement artistique/esthétique, les images qui apparaissent à la vue du regardeur sont avant tout des objets, qui, sous le diktat d’une réflexion engendrée par le vécu, prennent formes en tant que symbole.
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